Notre histoire 

Deux ans déjà que j’ai commencé cette aventure en tant qu’auto-entrepreneur: deux longues années où j’alternais incertitudes et pics de motivations, d’abord en tant que revendeuse pour la marque éponyme puis associée et enfin gérante de cette marque الحمد لله . 
Ce n’était pas du tout mon domaine de prédilection, et je n’ai jamais cherché à me lancer dans le commerce jusqu’au jour où une soeur me parle d’une marque aux Pays-Bas qui cherche une revendeuse en France, je regarde rapidement leurs réseaux, des articles fabriqués en Egypte qui me semblent de bonne qualité alors je me dis tentons et commençons avec une petite somme pour prendre la température. Une fois la marchandise reçue je suis relativement satisfaite, mais la perfectionniste que je suis remarque rapidement des imperfections sur des modèles, des défauts sur les mesures des tailles, quelques khimar mal coupés.. Ça m’a rebuté.

À ce moment j’aurai pu m’arrêter là, mais un de mes défaut (ou qualité) c’est que plus il y a des difficultés plus je persévère et avouons le, la persévérance ou l’insistance, c’est à double tranchant. J’ai décidé de garder et vendre les articles sans défauts sur Facebook d’abord puis Instagram, et là vraiment je ne m’y attendais pas car pour moi c’est un marché saturé, mais j’écoule le stock rapidement et je reçois de magnifiques retours.
On me charge alors de proposer la collection hiver qui cartonne elle aussi avec le premier jilbab hiver du marché ainsi que les capes hivernales.
Dès lors, je me suis investies davantage en devenant associée et j’ai commence à travailler directement avec l’atelier en Egypte.
Malheureusement, et c’est devenu la coutume presque, je me suis heurté encore à des difficultés pour le moins non-négligeables: délais non respectés, abayas brûlées au fer à repassé, khimar mal coupés… El Hamdoulillah, et fort heureusement, cela ne concernait pas la totalité des articles mais sur le moment je pensais tout arrêter car ça devenait usant moralement, passer des journées entières à tout vérifier, mesurer.

À la perte de temps passée à revérifier tous les articles un par un s’ajoute les pertes financières, l’absence de bénéfices, de quoi vraiment appuyé sur le capital démotivation.
Intenable, une pause s’imposait pour mettre de l’ordre: j’ai décidé avec mon mari de tenter la Turquie, connue pour le travail textile, de bonnes finitions et le sérieux.
L’expérience turque m’offrait une satisfaction relative en raison de l’éloignement géographie qui me permettrait de contrôler et surtout la barrière de la langue avec l’atelier qui ne facilite pas les échanges.
Longtemps on a réfléchi à une relocalisation avant de porter notre choix finalement sur le Maroc, entre autre pour des raisons évidentes de mobilités.
On a alors aisément trouvé l’atelier et les fournisseurs de tissus. Mais là encore les délais étaient trop longs en plus d’une marchandise aux finitions exécrables. Et croyez-moi mes soeurs, c’est un véritable crève-coeur que d’investir autant de temps et d’argent pour finalement ne récolter que déception et mécontentement.

Point important : quand on devient entrepreneur on ne tire pas de salaire les premières années, on réinvestit constamment, sans voir de résultats immediatement, il est donc indispensable d’être passionné et de persévérer: si l’argent rapide est la motivation vous risquez d’être déçue et d’arrêter au bout de deux mois.

À ce moment-là, avec cette première expérience au Maroc et une mauvaise de plus, j’ai décidé d’arrêter de consacrer autant d’énergie en confiant un projet aussi important pour moi avec l’argent que cela exigeait à des personnes non qualifiées ou manquant de sérieux. La décision est alors prise: nous allons lancer notre propre Atelier.
Étonnamment, tout est devenu facile quand j’ai fait ce choix par la grâce d’Allah. Nous nous lançons dans les achats de machines à coudre professionnelles ainsi que le matériel de couture, le local bien sûr et le plus important : les ouvrières
et l’achat de tissus.

Paradoxalement, ce qui nous a vraiment motivé dans cette décision, c’est que les incidents que je rencontrais coincidaient parfaitement avec notre hijra: je devais être sur place et j’aurais enfin un oeil sur toute la chaîne de production de A à Z!

Désormais, cela fait quelques mois que nous avons commencé les confections avec mes couturières qui sont toutes autant investies que moi et qui croient réellement en mon projet Allahuma barik!

La cheffe d’atelier qu’Allah la préserve était une professeure de couture dans un centre pour femmes avec son propre petit atelier. Actuellement elle a tout arrêté pour s’investir à cent pour cent dans notre projet. Son ambition ? Agrandir l’atelier et ramener les couturières qu’elle a formé, dont elle témoigne du professionalisme et qui sont réellement dans le besoin financier, qu’Allah le lui accorde.

Je ne le dirais jamais assez mais Merci !! Mille fois Mercis de m’avoir accompagner pendant ces deux années qui ont certes été très difficiles mais durant lesquelles vous avez toujours été là ! Vos magnifiques retours, vos doux messages, vos remarques constructives, ont été d’un encouragement sans égal! Vous m’avez donné de la force
pour continuer à proposer à mes soeurs, à VOUS proposer, des vêtements légiférés de qualité au style varié.
J’agis chaque minute de mon activité pour que nos produits soient à la hauteur de vos espérances, chaque pièce est minutieusement contrôlée et j’espère que vous serez toujours aussi nombreuses à nous suivre et à adopter nos produits.